LA LUTTE DE SUCCESSION AU PARTI SOCIALISTE
Depuis l’annonce du départ de François Hollande, le Parti socialiste vit une dure campagne de succession. Le Congrès du Parti devant se tenir du 14 au 16 novembre, les militants socialistes votaient cette semaine pour la motion de leur choix. Ségolène Royal a créé la surprise en arrivant en tête avec 29% des votes. Bertrand Delanoë et Martine Aubry sont au coude à coude pour la deuxième place avec autour de 25% chacun, Candidat de l'aile gauche du parti, Benoît Hamon est quatrième avec environ 19%. Les deux "petites" motions du pôle écologique et d'Utopia ont recueilli entre 1,5% et 2%.
Ce vote constitue un désaveu pour les poids lourds du parti. En effet, Bertrand Delanoë bénéficiait du soutien du Premier secrétaire sortant François Hollande, de Lionel Jospin, de Michel Rocard ainsi que de nombreux cadres. L'assise populaire de Ségolène Royal reste importante mais elle ne garantit pas son succès final puisque à présent des alliances vont se nouer entre les différents courants pour tenter de contrecarrer sa candidature.
La crise internationale actuelle incite le parti à se gauchir pour profiter des difficultés du libéralisme. Ainsi , Ségolène Royal est amenée à mettre au second plan sa volonté de nouer une alliance avec le Modem tandis que Bertrand Delanoë met un bémol à sa tentation libérale. Il s’agit de ne pas laisser d’espace libre à gauche au bulldozer Besancenot et d’adapter la doctrine du PS à la nouvelle société internationale.
Charles Debbasch
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LA FABLE DU FMI
En ce temps là, les grands argentiers du monde entier se désespéraient.
Ils venaient de vivre une époque de généreuse abondance. Tout allait pour le mieux jusqu’alors au royaume du business. Le cours des actions s’envolait. Les bonus des traders ressemblaient à des jackpots de casinos. La classe des nantis se protégeait. Quand l’un d’entre eux commettait quelque négligence, on ouvrait la cabine de l’avion non pour le vouer à une quelconque chute libre mais pour faciliter son atterrissage dans le monde ordinaire avec un parachute doré façon de récompenser sa négligence. Les banques s’étaient engouffrées dans l’euphorie ambiante .Elles avaient oublié qu’elles n’existaient que par l’argent de leurs clients et, qu’à force de jouer avec ces fonds, elles risquaient de se trouver à découvert. Au lieu de soutenir les activités productives, elles s’étaient lancées dans la création de véritables sociétés fictives dont les titres étaient basés sur les créances incertaines qu’elles détenaient sur des tiers. Pris dans cette grande folie de la finance ordinaire, les Etats avaient eux-mêmes succombé au vertige de l’argent facile. La planche à billets et les emprunts avaient remplacé la gestion de bon père de famille. Quelques esprits chagrins essayaient de temps à autre de prédire que tout ceci finirait mal mais on les traitait comme des croquemorts faisant irruption dans une noce joyeuse, comme un cortège d’enterrement traversant quatre mariages. Ils étaient des empêcheurs de danser sur le pont de Wall Street. Les beaux messieurs de la Finance ne devaient pas être troublés par ces oiseaux sombres.
L’orage éclata cependant avec soudaineté. Un des principaux établissements financiers des Etats-Unis à court de liquidités fut contraint de mettre la clé sous la porte .L’onde de choc fut terrible. Le château de cartes de la confiance s’effondra. Les bourses furent à l’agonie. Et les banques si libérales dans les temps de prospérité, s’agenouillèrent devant les Etats en implorant leur aide. Le trouble s’installa dans les esprits comme si une religion s’effondrait avant même qu’une nouvelle croyance n’émerge. Les libéraux devenaient subitement interventionnistes et les socialistes volaient au secours du monde capitaliste. Même le maître de toutes les Russies en appelait à la raison pour que cesse se désordre.
Dans ce grand désarroi, on était à la recherche d’un grand architecte pour rebâtir un nouveau temple. Mais le président américain était presque au bout de son mandat et de la masse des dirigeants seul émergeait le Chef d’Etat français qui par un heureux hasard cumulait ses fonctions pour quelques semaines avec la Présidence de l’Europe. On comptait aussi beaucoup sur les instances financières internationales et notamment sur le FMI.A la tête de cette institution depuis quelques mois un Français était devenu la coqueluche du gratin international. Socialiste mais libéral, il paraissait être le right man in the right place au moment où, justement il fallait concilier l’Etat et le marché, le libéralisme et l’interventionnisme .A la veille d’une grande conférence internationale, un drame pourtant éclata.
Chacun sait que lorsque les peuples sont dans le désarroi, ils cherchent un bouc émissaire. Déjà, ici et là sur la planète, on condamnait les financiers à la dégradation ; À la place du parachute doré on leur laissait tout juste leur caleçon avant de les chasser. Je ne sais pourquoi j’ai employé ce qualificatif de sous-vêtement ; Sans doute pour vous annoncer que dés lors que les cerveaux des financiers avaient perdu le contrôle de la situation, on allait désormais s’en prendre à ce qui se passait au dessous de la ceinture. Les États-Unis sombraient déjà depuis quelques années dans une sorte de terrorisme sexuel. Des intégristes s’étaient faufilés dans le sillage du mouvement de libération des femmes. Ils traquaient tous ceux qui, en situation de responsabilité, succombaient aux charmes des partenaires du sexe opposé. Déjà le président Clinton avait été la victime de cette chasse au sexe. La fellation partagée avec une de ses secrétaires avait occupé l’actualité mondiale. Chacun craignait de se retrouver dans une situation compromettante. Le professeur d’université se gardait bien de monter dans le même ascenseur qu’une de ses étudiantes de peur qu’elle ne l’accusât ensuite d’avoir voulu la conduire au septième ciel. Le directeur recevait la jeune stagiaire dans son bureau la porte ouverte pour être sûr de ne pas être ensuite injustement accusé. Chasser le sexe du lieu de travail était l’objectif des nouveaux talibans américains. Ils oubliaient que les êtres humains n’ont de rapports qu’avec les gens qu’ils connaissent. Comme le dit l’humoriste : « On reproche toujours aux êtres humains de courtiser la meilleure amie de leur femme, sa cousine, sa belle sœur ou sa collègue de bureau .Voudriez vous alors qu’ils couchent avec des gens qu’ils ne voient jamais. » Il n’empêche .Le terrorisme sexuel rendait les hommes prudents. Dés lors que faire la cour était assimilé à du harcèlement, il fallait ses distances garder. Chasser pourtant le sexe, il revient au galop. Faute de le pratiquer en réel, les américains s’étaient réfugiés dans le virtuel. La pornographie était devenue la reine de l’Internet et les chaînes de télévision des vitrines pour exposition de playmates en chaleur. C’est dans ce contexte que l’on apprit que le directeur du FMI avait partagé quelques moments d’extase avec une de ses secrétaires. Aussitôt, la presse se déchaîna contre l’imprudent qui avait violé la prohibition du sexe au bureau. Un bouc émissaire était enfin offert à tous ces épargnants qui avaient vu leurs économies fondre en bourse, à tous ces salariés qui étaient en panne d’emploi.
Il s’ensuivit un grand trouble dans la planète des finances. La monnaie américaine subit de lourds assauts. Au lendemain d’une nuit historique, l’opinion mondiale apprit que le Congrès américain avait décidé de supprimer le dollar et de le remplacer par l’ECU.
Charles Debbasch
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L’IMPREVISION ECONOMIQUE
Quand au mois de juillet dernier le pétrole dépassait les 147 dollars le baril, les « experts » nous prédisaient un baril à plus de 200 dollars pour les mois à venir. Aujourd’hui, le pétrole est tombé en dessous des 70 dollars et les économistes cartomanciens se taisent piteusement. Voilà de quoi nous faire douter désormais de ces grands savants plus habiles à expliquer les crises une fois qu’elles se sont déclenchées qu’à les prévoir. La prévision économique parait relever du domaine de ces horoscopes dont les prédictions ont autant de chances d’être exactes que de ne pas l’être.
Pourtant, la science économique n’a cessé de faire des progrès. Les instruments d’observation statistique sont précis, divers et performants. Les flux monétaires et financiers sont connus et identifiés.
Pourquoi alors tant d’erreurs dans l’anticipation ?
Les groupes sociaux sont souvent tentés par la facilité et ils préfèrent que les choses ne soient pas différentes de ce qu’ils voudraient qu’elles fussent. Chacun savait que le désordre économique et financier des Etats-Unis générait des déséquilibres difficilement supportables à terme mais tous préféraient se voiler les yeux devant ces réalités pour ne pas remettre en cause leur gestion approximative. La même tendance inspirait en France le recours au déficit pour permettre à la nation de vivre au dessus de ces moyens en faisant supporter la charge des emprunts aux générations futures.
La mondialisation de l’information bouscule avec rapidité les réalités. Un simple incident bancaire ou boursier isolé da ns un Etat se communique instantanément sur toute la planète. Or, il n’existe pas de gouvernement mondial capable de prendre dans l’instant les décisions qui s’imposent. Dés lors, des virus pervers peuvent bouleverser les économies avant que les gouvernements puissent réagir.
ne réagissent.
Les prévisions sont également déformées par les groupes de pression. Aucun gouvernement n’a intérêt à dévoiler des prévisions sombres .Chacun annonce que la sortie du tunnel est pour bientôt et même si l’obscurité se prolonge les politiques préfèrent annoncer des lendemains qui chantent plutôt que des jours douloureux.
Les changements sont alors retardés jusqu’à ce que les réalités les rendent inéluctables. Depuis cinquante ans, les brevets pour permettre la réalisation de voitures électriques ont été raillés par les groupes pétroliers. Ce n’est qu’aujourd’hui, sous le poids des nécessités de protection de la nature et de la raréfaction des sources d’approvisionnement en pétrole, que des productions de véhicules propres sont programmées.
Il faut en être conscient : la prévision économique est aussi aléatoire que nos comportements. L’addition des indéterminations ne peut déboucher sur des certitudes.
Charles Debbasch
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EDVIGE RECOURS REJETE MAIS DECRET ENTERRE
Le 29 octobre 2008, le Conseil d’Etat a rejeté pour défaut d’urgence la demande de suspension du décret portant création du fichier « Edvige »Mais ce rejet n’a pu être obtenu que parce que le gouvernement a renoncé à mettre en œuvre ledit fichier.
Le juge a en effet estimé qu’il résultait de l’instruction de l’affaire que le gouvernement a pris la décision de procéder au retrait du décret en cause et saisi le Conseil d'Etat d’un projet de décret en ce sens, même si celui-ci n’est pas encore publié.
En outre, le gouvernement a transmis pour avis à la Commission nationale de l’informatique et des libertés un nouveau projet de décret portant création d’un traitement automatisé de données à caractère personnel intitulé EDVIRSP (exploitation documentaire et valorisation de l’information relative à la sécurité publique).
Enfin, le juge des référés a pris acte des instructions données aux services pour qu’il ne soit pas fait application des traitements nouveaux autorisés par le décret du 27 juin 2008. Il en a déduit que la condition d’urgence n’était pas remplie.
Le nouveau décret en préparation devrait prendre en compte les principales objections qui ont été présentées contre le décret Edvige.
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LA MARSEILLAISE SIFFLEE
Chaque Nation s’identifie à un hymne, la version musicale du drapeau. En écoutant dans le recueillement et le silence l’hymne national, chacun se réfugie dans ses pensées et s’identifie à la communauté dans laquelle il vit. L’hymne est un concentré des douleurs et des sacrifices, des joies et des espérances qui soudent les citoyens d’un Etat.
Ne pas respecter l’hymne c’est cracher sur la tombe de tous ceux qui sont morts pour la patrie, c’est insulter l’avenir de tous ceux qui espèrent des lendemains meilleurs.
Ce respect doit être partagé. Chacun d’entre nous doit avoir la même considération pour les hymnes des autres Nations. C’est en écoutant les hymnes que les hommes se rapprochent dans une fraternité de destin et un respect mutuel.
Les incidents itératifs que connaît le Stade De France lors de l’exécution de la Marseillaise sont donc inadmissibles et le comportement de ces prétendus sportifs qui ont sifflé la Marseillaise lors du match France-Tunisie doit être condamné sans réserve.
Je ne suis cependant pas certain qu’avoir décidé d’interrompre tout match au cours duquel l’hymne national serait sifflé soit une sage décision. Comme toute sanction collective, elle entrainera des phénomènes de solidarité et risquera de provoquer sur le terrain de graves troubles à l’ordre public au moment où elle sera appliquée. Ce problème doit , à mon avis, relever de l’appréciation des autorités de police. Si elles estiment qu’il y a un risque grave pour l’ordre, la sécurité et le respect du à la Nation, elles doivent tout simplement interdire la manifestation. Si, en revanche, le problème est le fait d’une minorité d’excités, il faut leur appliquer les mêmes sanctions qu’aux violents des matchs et interdire de stade les hooligans de l’hymne.
Charles Debbasch
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UNEACTION CONCERTEE POUR RESOUDRE
LA CRISE ECONOMIQUE ET FINANCIERE
Face à la crise, les grandes puissances ont adopté, dans un premier temps, la stratégie du chacun pour soi. Pourtant, comme l’a souligné dés le départ le Président Sarkozy, seule une action concertée à l’échelle mondiale et européenne pouvait permettre d’espérer panser les plaies de l’ouragan monétaire et financier. Le Chef de l’Etat français s’est dépensé sans compter pour arriver à cette réponse unitaire. Avec les décisions de l’Eurogroupe, l’ordre a été remis dans la maison et, si chaque Etat peut adapter le ton de sa partition, celle-ci est commune à l’ensemble des participants, les dernières réticences allemandes ayant été vaincues.
Pour la France, le plan est clair et équilibré. L’Etat pourra mobiliser jusqu’à 360 milliards d’euros pour sauver le système bancaire. Il apportera une garantie aux prêts interbancaires jusqu’à 320 milliards d’euros. 40 milliards serviront à recapitaliser les banques qui seraient en difficulté. Une société dont l’Etat sera l’unique actionnaire sera créée à cet effet. .
Il ne s’agit pourtant pas de donner un chèque en blanc aux banques .Elles payeront les services que l’Etat leur rendra. La garantie de l’Etat sera payante «à un prix normal du marché». De même, l’Etat «sera rémunéré pour son apport» aux établissements ayant besoin de fonds propres. «Il s’agit de rétablir la confiance et non pas de venir au secours d’établissements qui se trouveraient en difficulté du fait d’une mauvaise gestion.» a précisé Nicolas Sarkozy. Les banques faisant appel à l’Etat auront des obligations de morale financière notamment dans le domaine sensible des rémunérations pour éviter les dérives scandaleuses de ces dernières années telles que les parachutes dorés ou les bonus des traders. Si, dans l’urgence, l’Etat devait voler au secours d’une banque pour qu’elle ne sombre pas, il en prendra le contrôle et sa direction sera changée.
Ce plan clair et équilibré décliné dans tous les pays européens et qui sert de modèle d’inspiration à de nombreux Etats de la planète est de nature à restaurer la confiance. Il reste que les déséquilibres économiques fondamentaux qui sont à l’origine de la crise demeurent. C’est l’aptitude des Etats à les corriger qui permettra d’éviter de nouvelles rechutes.
Charles Debbasch
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PAYS EMERGENTS ET ETATS IMMERGES
On a pris l’habitude de qualifier de pays émergents les Etats qui sortent progressivement du sous-développement tirés par une croissance forte, une expansion industrielle, un développement des exportations notamment de matières premières.
On peut se demander si l’actuelle crise financière et boursière- même si l’on fait abstraction de ce qu’elle a d’excessif et de passager – n’est pas le révélateur d’une nouvelle catégorie : celle des Etats surdéveloppés qui sont progressivement en voie de quitter l’ère de l’opulence pour devenir des Etats immergés.
L’Etat immergé est un Etat qui a une forte dépendance de l’extérieur dans le domaine des matières premières et notamment de l’énergie. Il est ainsi vulnérable, économiquement puisqu’il n’a pas la maitrise des prix, et politiquement puisqu’il est à la merci des pressions de ses fournisseurs.
L’Etat immergé est un pays en voie de désindustrialisation. Les uns après les autres ses sites industriels ferment, ruinés par les importations des pays émergents ou se délocalisent. La construction automobile risque d’être en Europe le prochain secteur ravagé comme elle l’est d’ores et déjà aux Etats-Unis.
L’Etat immergé est un Etat dont le déficit commercial s’accroit progressivement. C’est la conséquence de la désindustrialisation et des délocalisations. Au premier semestre 2008, le déficit du commerce extérieur de la France est de 24 milliards d’euros.
L’Etat immergé est un Etat dont la croissance est faible ou négative ; Ce qui va être le cas cette année dans la plupart des pays européens. Que l’on compare ce taux négatif aux 10% de croissance chinoise !
L’Etat immergé est un pays où le taux de chômage se développe et frôle souvent les 10% comme c’est le cas en Espagne.
L’Etat immergé est un pays où les déficits publics sont élevés .La distribution artificielle du pouvoir d’achat permet un temps de dissimuler le déclin des forces productives. Mais elle est génératrice de désordres monétaires et financiers
En conclusion, l’Etat immergé est un pays qui quitte insensiblement les rives de la richesse et du développement pour s’enfoncer dans des marais sombres et incertains.
Charles Debbasch
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LE TREMBLEMENT DE TERRE FINANCIER
De jour en jour la crise financière n’en finit pas de se répandre et de s’amplifier. Elle désoriente les Etats et les opinions publiques produisant des effets politiques contrastés
UNE CRISE QUI SE GENERALISE
Elle étend son champ géographique. Partie des Etats-Unis, elle a gagné l’Europe puis l’Asie. Elle frappe aujourd’hui le Moyen Orient et les pays du Golfe. « Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés »
Elle frappe des domaines de plus en plus larges .Elle touchait au début le seul secteur bancaire .Elle s’est étendue par contagion aux assurances puis aux matières premières. Elle commence à provoquer un désordre monétaire .Avec la réduction des facilités de crédit, elle atteint nécessairement le commerce et l’industrie.
Elle n’est pas cantonnée au monde capitaliste. Dans les premières semaines du déclenchement de la crise, le duo Medvedev-Poutine pouvait fustiger les sociétés occidentales. Aujourd’hui, la bourse russe étant lourdement touchée, les dirigeants russes en appellent à la solidarité mondiale
DES REPONSES MAL COORDONNEES
Les Etats tentent vainement de coordonner leurs politiques. Mais ils sont, avant tout, tentés par l’égoïsme du chacun pour soi.
Les Etats-Unis ont lancé le mouvement de sauvetage des banques sans concertation provoquant un effet reflex dans d’autres pays ;
L’Allemagne a refusé une initiative concertée pour sauver le secteur bancaire mais elle a du, en catastrophe, reprendre une grande banque ;
L’Irlande- l’insolente enfant trublion de l’Europe- a garanti les dépôts bancaires dans les banques irlandaises déstabilisant le système bancaire de Grande Bretagne.
DES REMEDES IMPRECIS
Pour l’instant,, les Etats se contentent de renflouer les banques en situation de découvert. Mais, en réalité, les procédures employées sont très diverses. La procédure préventive consiste pour les Etats à garantir à l’avance les dépôts bancaires des particuliers pour éviter qu’un mouvement de panique amène les déposants à se ruer pour retirer leurs économies. La procédure curative consiste à éviter le dépôt de bilan en injectant des liquidités. Mais, les Etats se gardent bien de parler de nationalisation. Il s’agit d’une prise de participation temporaire de l’Etat prête à être cédée dés qu’une occasion se présente. Ainsi Fortis ,recapitalisée temporairement par les Etat belges et français, a été rapidement recédée à BNP-Paribas.
DES CONSEQUENCES POLITIQUES LOURDES ET IMPREVISIBLES
Les pouvoirs politiques sont naturellement déstabilisés par l’imprévu du quotidien. Ils doivent rassurer leurs opinions publiques pour éviter les contagions. Mais, en même temps ils savent que l’incendie couve et qu’il peut gagner de nouveaux secteurs à n’importe quel moment Rassurer en permanence, alors que chacun sait que tout peut arriver, risque de porter atteinte à la crédibilité des gouvernants en place.
Ceux-ci doivent en appeler au sens civique et à l’unité nationale. Mais, pour les oppositions, l’occasion est trop belle de taper sur les pouvoirs en place. Elles doivent pourtant se montrer prudentes pour ne pas apparaître à l’égard de l’opinion publique comme responsables de la débâcle.
Deux forces donc se combattent : une qui pousse à serrer les coudes autour des gouvernements, une autre qui consiste à imputer la crise à leur débit. Ce second tropisme est dominant et, aux Etats-Unis, il avantage Obama par rapport à Mac Cain.
C’est dire que l’onde de choc du tremblement de terre financier est appelée à se propager dans le champ politique.
Charles Debbasch
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REFORMER LA CARTE ADMINISTRATIVE
La décentralisation a pour but de rapprocher l’administration des administrés. Mais la carte administrative de la France est si complexe que cet objectif louable est mal atteint. La France compte 26 Régions, 100 départements, 36 000 communes et 18 000 groupements intercommunaux. Dans son discours de Toulon du 25 septembre 2008 Nicolas Sarkozy a justement estimé « Le moment est venu de poser la question du nombre des échelons de collectivités locales dont le nombre et l’enchevêtrement des compétences est une source d’inefficacité et de dépenses supplémentaires ». Et le Président de la République a annoncé une réforme de nos échelons territoriaux.
Les Français ne se reconnaissent plus dans cette carte administrative si complexe que même les spécialistes éprouvent de la difficulté à dire qui fait quoi. Cette superposition de structures est génératrice de dépenses inutiles. Que l’on pense à la gabegie qui a conduit à construire dans la même ville deux immenses bâtiments, l’un destiné à la région et l’autre au département avec leurs centaines de fonctionnaires attachés ! En fait de décentralisation, on a créé des bureaucraties lourdes et souvent inefficaces.
Les voies de la réforme sont pourtant étroites. Les Français sont attachés à leur vie communale ; Les départements sont enracinés dans notre histoire. Le lobby des élus locaux et des prébendiers qui les entourent est puissant. Pourtant, le fruit est mur.
Chacun est convaincu que nos régions sont trop petites et qu’elles gagneraient à se regrouper. Quelques ajustements de départements sont également envisageables. De façon plus audacieuse, les assemblées régionales et départementales pourraient être, dans certaines conditions, rassemblées. Il restera, enfin, à se demander si les administrations centrales ont bien tiré les conséquences de la décentralisation et si elles ne doivent pas également subir une cure d’amaigrissement.
Voilà un vaste chantier mais il est la suite logique de la réforme constitutionnelle. Après avoir effectué l’aggiornamento du cerveau, il convient, à présent, de moderniser les bras du pouvoir.
Charles Debbasch
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ARCHEOLOGIE JUDICIAIRE
Il aura fallu vingt six ans à la Justice pour régler définitivement l’affaire des écoutes illégales ordonnées par l’Elysée sous le premier septennat de François Mitterrand.
La Cour de Cassation a en effet confirmé le 30 septembre 2008 les condamnations des six prévenus qui, mécontents de devoir indemniser les victimes de leur poche, s’étaient pourvus en cassation.
On se rappellera , peut être, qu’entre 1983 et 1986, plusieurs personnalités notamment l'écrivain Jean-Edern Hallier, l'actrice Carole Bouquet, le journaliste Edwy Plenel, notamment - avaient été écoutées illégalement par la cellule de l'Elysée. Parmi les auteurs de ce grave méfait, figuraient plusieurs anciens collaborateurs du chef de l'Etat, notamment son ancien directeur de cabinet Gilles Menage, les gendarmes Barril, et Prouteau, ex-responsables de la cellule de l'Elysée. La Cour a reconnu définitivement qu'ils sont responsables à titre personnel de ces écoutes.et qu’ils doivent donc payer eux-mêmes les frais d'avocats et dommages et intérêts des victimes. Les sanctions pénales, étonnamment clémentes avaient été, quant à elles, définitivement fixées en appel. Aucun des protagonistes n’avait été condamné à plus de huit mois de prison et à 5000 euros d’amende.
Dans une affaire aussi grave pour les libertés publiques, il est anormal qu’il ait fallu autant de temps pour vider le contentieux. L’affaire appartenait il y a vingt six ans à l’actualité judiciaire. Elle relève aujourd’hui de l’archéologie. Elle n’intéresse plus grand monde. Le Président de la République qui a ordonné les écoutes et plusieurs protagonistes sont morts.
La question mérite d’être posée.
A-t-on exactement mesuré le poids des armes dont dispose le pouvoir politique pour étouffer ou retarder le jugement des affaires embarrassantes ?
Charles Debbasch
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LA CRISE MONDIALE, L’AUTORITE ET LA CONFIANCE
Alors que la crise économique mondiale s’amplifie, que les banques s’effondrent les unes après les autres comme des châteaux de cartes, le monde capitaliste parait vaciller sur ses fondations et s’effriter comme il ya moins de vingt années le système communiste. Chacun est alors tenté de donner une clé d’explication unique au désordre financier. Mais, en réalité c’est une conjonction de facteurs qui a généré la situation présente.
Les Etats les plus atteints par la crise sont ceux qui ont tout misé sur les activités financières au détriment des activités de production. Ils ont ainsi , non seulement laissé se créer d’immenses poches de déficit commercial mais, ils ont aussi succombé aux facilités monétaires ou de crédit. Par définition, l’immatériel est plus artificiel que la production industrielle et plus susceptible de manipulations ou de laxisme. Les Etats-Unis financent leur gigantesque déficit commercial par la création monétaire débridée et les excès du crédit. Les pays européens- et en premier la France- maintiennent un niveau de vie au dessus de leurs moyens par l’accroissement des déficits publics.
C’est dire que les purges nécessaires ne portent pas seulement sur les ajustements bancaires. Elles concernent des bases essentielles de nos sociétés et ,de ce fai,t ne seront pas facilement acceptées par les opinions publiques.
Maintenir des activités productives dans les sociétés très développées supposerait que les travailleurs supportent des réductions drastiques de leurs salaires afin d’éviter les délocalisations. On voit mal, en l’état présent, des gouvernants disposer d’une force suffisante pour supporter le choc politique de telles décisions .On entrera dés lors dans une phase de déclin progressif du monde développé face aux puissances émergentes. On a cru que la puissance financière était plus décisive que la force des bras. La revanche des muscles sur le papier monétaire marquera les prochaines décennies.
La crise actuelle impose que l’on repense également les bases idéologiques de nos pouvoirs politiques. L’euphorie économique nous a fait perdre de vue la nécessaire fonction régulatrice de l’Etat. L’autorité de l’Etat- qu’il ne faut pas confondre avec l’accaparement par la puissance publique des entreprises économiques-doit s’exercer pleinement sur le secteur économique. Or, même nos sociétés libérales ont perdu de vue cette nécessité. Elles ont laissé se développer des administrations lourdes mais peu efficaces et l’autorité de l’Etat se diluer. On peut même dire que le pouvoir politique, noyé dans sa propre bureaucratie, se révèle incapable d’exercer sa fonction de régulateur suprême de la société, d’une société où l’Etat ne dépend pas des banques mais où ce sont celles-ci qui doivent respecter la politique de l’Etat.
Mais, pour que cette autorité renouvelée de l’Etat puisse être supportée, il est nécessaire que les politiques transforment leurs types de relations avec les citoyens. Une plus grande transparence, une meilleure définition des objectifs, préférer la réflexion sur les finalités au pragmatisme du quotidien, une pratique démocratique de l’autorité : expliquer et faire comprendre plutôt que réprimer et utiliser la force de la décision exécutoire.
C’est à ce prix que de la tourmente actuelle pourra naître une nouvelle confiance des citoyens à l'égard des pouvoirs politiques.
Charles Debbasch
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L’OURAGAN EDVIGE
Avec un nom qui ressemble à celui d’un ouragan le fichier EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale) est en voie de déclencher un véritable tsunami.
DE QUOI S’AGIT-IL ?
Un décret du 27 juin 2008 autorise le ministère de l’intérieur à mettre en place une nouvelle base de données intitulée "Edvige" afin de collecter toute une série d’informations notamment sur certaines personnes publiques (politiques, syndicales, religieuses) ou encore sur certains individus (ou groupes) "susceptibles de porter atteinte à l’ordre public".
Collectées en vue d’informer le gouvernement et ses représentants dans les départements et les collectivités, ces données sont enregistrées sur fichiers. Les données enregistrées concernent les personnes âgées de 13 ans et plus. Elles contiennent les éléments suivants :
informations ayant trait à l’état civil et à la profession ;
adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques ;
signes physiques particuliers et objectifs, photographies et comportement ;
titres d’identité ;
immatriculation des véhicules ;
informations fiscales et patrimoniales ;
déplacements et antécédents judiciaires ;
motif de l’enregistrement des données ;
données relatives à l’environnement de la personne, notamment à celles entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec elle.
L’enregistrement des données est toutefois plus limité pour les personnalités publiques, l’enregistrement de données relatives aux comportements ou aux déplacements ne touchant pas ces personnalités.
POURQUOI CE DECRET ?
Il ne faut pas imaginer que ces données n’étaient pas stockées jusqu’ici. Les renseignements généraux et les services de police et de gendarmerie collectaient jusqu’ici plus ou moins légalement des données. Mais le souci de protéger les libertés publiques et l’institution de la Commission informatique et Libertés imposaient de faire passer le statut des fichiers de l’informel au formel avec le résultat paradoxal d’ouvrir les portes de la contestation. Ce qui était caché est, en effet, devenu transparent.
OU EN EST-ON LEGALEMENT ?
Théoriquement le décret est publié et applicable. Cependant différentes organisations de défense des droits de l’homme ont formé un recours en annulation en estimant que ce décret qui restreint les libertés publiques est contraire à la Constitution. Les mesures qu’il contient relèveraient selon les auteurs du recours du domaine de la loi. Le recours si le décret n’est pas rapporté avant devrait être jugé au mois de décembre 2008.
LES POINTS DE CONTESTATION
MELANGE DES RESPONSABLES POLITIQUES ET SYNDICAUX ET DES DELINQUANTS C’est une erreur d’avoir mis dans un même texte des personnes visées par des objectifs différents. Pour les responsables politiques et syndicaux, l’objectif est de donner une connaissance aux autorités de l’establishment de la société. Pour les personnes susceptibles de troubler l’ordre et la sécurité, le but recherché est de prévenir et de réprimer la délinquance. Etonnant mélange de la carpe et du lapin.
CARACTERE PERMANENT DU STOCKAGE DES DONNEES Il n’y a pas de droit à l’oubli. Chacun continuera à être suivi ad infinitum par son passé. Ce qui est choquant alors et surtout que le fichage est permis dés l’âge de treize ans.
COLLECTE D’ELEMENTS RELATIFS A LA SANTE ET A L’ORIENTATION SEXUELLE Il s’agit là d’une intrusion inadmissible dans les éléments les plus intimes de la vie privée.
UNE CONTESTATION EN PARTIE JUSTIFIEE
Les progrès de l’informatique justifient certaines des inquiétudes. Bien que les fonctionnaires ayant accès au fichier soient assez strictement définis, il est 2vident que dés lors que des renseignements seront numérisés , ils finiront par être publiés. Il est donc normal d’ëtre vigilant et plus restrictif qu’on ne l’était à l’époque du traitement manuel. C’est pourquoi le mouvement de protestation a eu un grand écho dans l’opinion.
Le Chef de l’Etat a donc organisé une réunion à l’Elysée au cours de laquelle il a demandé à Michèle Alliot-Marie «d’ouvrir rapidement une concertation avec des personnes qualifiées». Cette concertation «sera suivie de décisions pour protéger les libertés.
Charles Debbasch
L’OURAGAN EDVIGE
Avec un nom qui ressemble à celui d’un ouragan le fichier EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale) est en voie de déclencher un véritable tsunami.
DE QUOI S’AGIT-IL ?
Un décret du 27 juin 2008 autorise le ministère de l’intérieur à mettre en place une nouvelle base de données intitulée "Edvige" afin de collecter toute une série d’informations notamment sur certaines personnes publiques (politiques, syndicales, religieuses) ou encore sur certains individus (ou groupes) "susceptibles de porter atteinte à l’ordre public".
Collectées en vue d’informer le gouvernement et ses représentants dans les départements et les collectivités, ces données sont enregistrées sur fichiers. Les données enregistrées concernent les personnes âgées de 13 ans et plus. Elles contiennent les éléments suivants :
informations ayant trait à l’état civil et à la profession ;
adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques ;
signes physiques particuliers et objectifs, photographies et comportement ;
titres d’identité ;
immatriculation des véhicules ;
informations fiscales et patrimoniales ;
déplacements et antécédents judiciaires ;
motif de l’enregistrement des données ;
données relatives à l’environnement de la personne, notamment à celles entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec elle.
L’enregistrement des données est toutefois plus limité pour les personnalités publiques, l’enregistrement de données relatives aux comportements ou aux déplacements ne touchant pas ces personnalités.
POURQUOI CE DECRET ?
Il ne faut pas imaginer que ces données n’étaient pas stockées jusqu’ici. Les renseignements généraux et les services de police et de gendarmerie collectaient jusqu’ici plus ou moins légalement des données. Mais le souci de protéger les libertés publiques et l’institution de la Commission informatique et Libertés imposaient de faire passer le statut des fichiers de l’informel au formel avec le résultat paradoxal d’ouvrir les portes de la contestation. Ce qui était caché est, en effet, devenu transparent.
OU EN EST-ON LEGALEMENT ?
Théoriquement le décret est publié et applicable. Cependant différentes organisations de défense des droits de l’homme ont formé un recours en annulation en estimant que ce décret qui restreint les libertés publiques est contraire à la Constitution. Les mesures qu’il contient relèveraient selon les auteurs du recours du domaine de la loi. Le recours si le décret n’est pas rapporté avant devrait être jugé au mois de décembre 2008.
LES POINTS DE CONTESTATION
MELANGE DES RESPONSABLES POLITIQUES ET SYNDICAUX ET DES DELINQUANTS C’est une erreur d’avoir mis dans un même texte des personnes visées par des objectifs différents. Pour les responsables politiques et syndicaux, l’objectif est de donner une connaissance aux autorités de l’establishment de la société. Pour les personnes susceptibles de troubler l’ordre et la sécurité, le but recherché est de prévenir et de réprimer la délinquance. Etonnant mélange de la carpe et du lapin.
CARACTERE PERMANENT DU STOCKAGE DES DONNEES Il n’y a pas de droit à l’oubli. Chacun continuera à être suivi ad infinitum par son passé. Ce qui est choquant alors et surtout que le fichage est permis dés l’âge de treize ans.
COLLECTE D’ELEMENTS RELATIFS A LA SANTE ET A L’ORIENTATION SEXUELLE Il s’agit là d’une intrusion inadmissible dans les éléments les plus intimes de la vie privée.
UNE CONTESTATION EN PARTIE JUSTIFIEE
Les progrès de l’informatique justifient certaines des inquiétudes. Bien que les fonctionnaires ayant accès au fichier soient assez strictement définis, il est 2vident que dés lors que des renseignements seront numérisés , ils finiront par être publiés. Il est donc normal d’ëtre vigilant et plus restrictif qu’on ne l’était à l’époque du traitement manuel. C’est pourquoi le mouvement de protestation a eu un grand écho dans l’opinion.
Le Chef de l’Etat a donc organisé une réunion à l’Elysée au cours de laquelle il a demandé à Michèle Alliot-Marie «d’ouvrir rapidement une concertation avec des personnes qualifiées». Cette concertation «sera suivie de décisions pour protéger les libertés.
Charles Debbasch
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LE PARTI SOCIALISTE DEBOUSSOLE
Laurent Fabius, interrogé sur RTL, a estimé que le Parti Socialiste est "malade" pour trois raisons, Selon lui, la direction est une "pétaudière", les propositions ne sont "pas assez crédibles", et le parti a besoin d'une "stratégie claire de gauche décomplexée.
Analysons les causes de cette maladie.
LE PS UNE PETAUDIERE
Après douze ans de gouvernement hollande, le Parti Socialiste est à la recherche d’un nouveau leader. Et on se bouscule au portillon parce que les compétiteurs savent que celui qui sera choisi aura de grandes chances d’être le porte-flambeau du PS lors des prochaines présidentielles.
A l’heure actuelle la description de Laurent Fabius est exacte puisqu’aucun courant majoritaire ne se dessine. Il y a à ce jour trois principaux postulants à la succession de François Hollande - Ségolène Royal, Bertrand Delanoë et, Martine Aubry -. Ils oscillent entre un pic de 25% et un étiage de 20%.C’est dire que chacun est à la recherche d’alliances même contre nature et que cela fait désordre. Mais, cette pétaudière n’est pas inhabituelle. C’est sur une même base dispersée que François Mitterrand a rebâti le PS.
Nous sommes donc dans une situation transitoire les belligérants finiront bien par se découvrir un chef.
DES PROPOSITIONS PAS ASSEZ CREDIBLES
Sur ce point, Laurent Fabius est dans le vrai. Qui peut croire au tableau apocalyptique de la France qu’a dressé à La Rochelle François Hollande ? «Diplomatie brouillonne», «déclassement économique, social et moral», «manquements à la laïcité», «sanctuarisation des gros patrimoines», «paupérisation du service public», «mainmise de l'État sur les médias»… «Voilà la France, un an après l'élection de Nicolas Sarkozy : déclassée, divisée, désespérée»
Bigre ! On pouvait penser qu’après ce constat accablant François Hollande présenterait des propositions solides. Au lieu de cela, on ne trouve que des réflexions brouillonnes sur un nouvel Etat providence dont on voit mal la place dans la société internationale actuelle.
Le PS est à l’évidence en panne idéologique. Mais il l’est parce qu’il est à la recherche de son Nord.
UNE STRATEGIE CLAIRE DE GAUCHE DECOMPLEXEE
Ce Nord pour Laurent Fabius c’est un ancrage à gauche sans complexes. Mais sur ce point les violons du PS sont désaccordés. Ségolène Royal recherche l’alliance avec le centre, Bertrand Delanoë se proclame libéral et Dominique Strauss-Kahn incarne le courant réformateur.
Or tout se tient : comment le PS peut-il refaire son unité, afficher des positions crédibles s’il donne l’impression d’avoir perdu sa boussole ? C’est dire qu’il faudra encore beaucoup de travail au Parti Socialiste pour retrouver une crédibilité nationale.
Charles Debbasch
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QUELLE COMPAGNIE SUR UNE ILE DESERTE ?
Pour dresser le portrait psychologique d’un individu, il est de coutume de lui poser cette question. « Si vous deviez vivre sur une ile déserte qui ou quoi emmèneriez vous ? ».Les intellectuels préfèrent partir avec un livre, les buveurs avec une bouteille de champagne ou de whisky, les égrillards avec une playmate. Il manquait une étude scientifique pour déterminer le vœu dominant.
C’est à présent réalisé grâce à un sondage.
Quelque 1.105 propriétaires d'animaux ont été interrogés par Petplan, qui vend des assurances santé pour chiens et chats. Et la réponse est particulièrement instructive. C’est l’animal qui est le meilleur compagnon de l'homme sur une île déserte ? - Plus de deux Américains sur trois préfèreraient être envoyés sur une île déserte avec leur animal de compagnie plutôt qu'avec leur partenaire.
Cette enquête indique également que plus de la moitié des sondés organisent des fêtes pour leur animal, près de 70% partagent leur lit avec lui, 63% lui font la cuisine et 68% l'habillent. «Les Américains ont dépensé environ 48 milliards de dollars pour leurs animaux de compagnie en 2007.
Il reste que l’on ne choisit pas lorsque l’on échoue sur une ile déserte. Imaginez que Ségolène Royal se retrouve avec François Hollande, Jean-Marie Le Pen avec Olivier Besancenot ou François Bayrou avec Nicolas Sarkozy. L’île serait déjà divisée contre elle-même.
Charles Debbasch
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LE SERVICE PUBLIC ET LA POSTEUne controverse partage aujourd’hui la classe politique.La Poste doit-elle conserver son statut de service public ou doit-on la privatiser ? Une occasion de se pencher sur le sens et la fonction des services publics.
Sous des dénominations diverses, il existe dans tous les pays des
services permettant de répondre aux besoins collectifs. Le service public
français répond à cette exigence. La construction européenne libérale a
cherché à donner une traduction différente à cette réalité à travers la notion
de service universel .
La politique n’est pas étrangère à ce débat.
Deux courants idéologiques le libéralisme et le socialisme se combattent. .Le premier est favorable à la réduction des services publics. Le second souhaite leur extension. Mais chacun admet cependant que certains services sont nécessairement publics.
Il reste alors deux problèmes à trancher .Quels services ?Gérés dans quelles conditions ?
I - QUELS SERVICES ? La réponse démocratique est simple. Sont des services publics ceux que
les représentants du peuple ont estimé, à un moment donné, essentiels pour
répondre aux besoins exprimés par la population. Ainsi est marqué le
caractère contingent des services publics : les besoins collectifs évoluent et
les services rendus par la collectivité changent corrélativement. Ainsi
s’exprime aussi la prise en charge politique de la décision de vie et de mort
sur le service public.
Telle est la théorie, mais la pratique constatée s’en éloigne consi-
dérablement.
Au point de vue de la décision tout d’abord. Le processus de création
du service public ne repose pas toujours, loin s’en faut, sur une décision
claire et ordonnée du pouvoir politique. L’administration secrète ses services
comme une couche calcaire qui se surajoute aux strates existantes. Chaque
service lance ses pseudopodes et ces branches acquièrent leur autonomie
sans que nul concepteur préside à leur fécondation.
Le simple constat des services publics existants est rarement effectué.; Il s’agit d’un
recensement où les dédoublements, les fantômes, les enfants naturels ou
adultérins sont si nombreux que la puissance publique a du mal à reconnaître
ses propres limites. Et pourtant un tel recensement est essentiel pour que la
collectivité ne soit pas écrasée par sa propre architecture.
Un tel recensement s’impose d’autant plus que l’Etat qui donne
la vie devrait aussi pouvoir euthanasier ses propres services lorsqu’ils sont
devenus obsolètes, incapables d’assurer leur mission ou, plus simplement,
oppressifs pour ceux qu’ils prétendent servir. Or, l’État -incapable de
reconnaître son propre domaine- est de ce fait inapte à lui donner une
délimitation conforme aux exigences du corps social.Les services se maintiennent assurant leur propre survie, se reproduisant tel un cancer qui ronge le corps social.
Il ne manque pas de forces qui poussent en ce sens fonctionnaires
luttant pour la survie de leur entreprise, groupes de pression qui contrôlent
ces pseudopodes qui ne veulent pas voir disparaître leur raison d’être : des
intérêts particuliers qui se déguisent en défenseurs de l’intérêt général.
Aucun État organisé ne peut se passer pourtant de cette évaluation
permanente de la nécessité des services publics pour prendre dans des
conditions éclairées, sous le regard et le contrôle de l’opinion publique, les
décisions de création ou de suppression qui s’imposent.
II - GÉRÉS DANS QUELLES CONDITIONS ? Les services publics sont au service des citoyens. Banalité qui exprime
que ces services doivent satisfaire les besoins exprimés dans le respect des
règles démocratiques.
La conception française résume ces exigences dans les concepts de continuité,
d’égalité et d’évolution censés résumer l’étiage des exigences que les services
doivent satisfaire.
Mais, là encore, l’évaluation du degré de satisfaction réelle des
citoyens n’est guère appréciée. Si on voit apparaître des sondages destinés à
mesurer le degré de satisfaction du public, l’administration n’a guère mis au point
ses propres instruments de mesure de l’adéquation entre la vocation affirmée -le
service de l’intérêt général- et l’action réalisée.
Ce bilan coûts-avantages s’impose pourtant dans tous les domaines de l’action administrative pour éviter que, sous le couvert du service public, l’inflation administrative ne progresse et ne s’amplifie.
Cette évaluation s’impose également à tout instant pour mesurer les
avantages et inconvénients respectifs de la gestion publique et de la gestion
privée. Non pour imposer une doctrine mais pour prendre des décisions
éclairées qui répondront aux exigences de l’heure
. Lorsque dans l’avant-guerre, les chemins de fer furent nationalisés en France, c’est parce que les réseaux privés morcelés et mal gérés ne permettaient pas de répondre aux attentes du public. Cette gestion s’impose-t-elle aujourd’hui et la réponse
peut-elle être la même en France et en Grande-Bretagne où l’état du réseau
privatisé ressemble à celui de la France de 1936 ?
Les audits évaluatifs doivent apporter les réponses qui permet-
tront au pouvoir politique de prendre des décisions éclairées.
Le service public ne doit plus être un pavillon de complaisance mais,
plus simplement, l’étendard de besoins collectifs assumés dans l’excellence.
Et j’en reviens à la question de la Poste : plutôt qu’une réponse abstraite et doctrinale au problème du statut, je préfère que l’on se décide en fonction des besoins et des attentes des citoyens.
Charles Debbasch
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LE DUEL MC CAIN-OBAMA
Ainsi John Mac Cain, sénateur de l'Arizona, est officiellement le candidat républicain à l'élection américaine, dont le scrutin aura lieu le 4 novembre prochain. C’est un anti-Obama que le parti de George Bush a choisi pour affronter le candidat démocrate.
Mc Cain se veut un homme ancré dans la tradition, dans l’Amérique profonde. Obama veut incarner la mutation, l’évolution vers une Amérique moderne et décomplexée.
Mc Cain se targue d’être conservateur des valeurs civiques et familiales tandis qu’Obama est le favori des partisans de l’évolution des mœurs.
Chacun des candidats apporte sa dose de clin d’œil aux « minorités visibles ».Obama s’il est élu sera le premier président noir. En revanche, si Mc Cain est élu, pour la première fois une femme, sa colistière Sarah Palin, figurera dans le couple exécutif.
Mc Cain a une longue expérience politique dans la direction exécutive des affaires publiques.Obama lui, a, la seule pratique du législatif sénatorial.
Mc Cain incarne les valeurs patriotiques profondes. Héros de la guerre du Vietnam, il défend la puissance de son pays. Obama cherche à jouer la carte d’un pays ouvert et pacifique.
Avec emphase, Sarah Palin a déclaré à la convention républicaine de Saint Paul : "En politique, il y a des candidats qui utilisent le changement pour promouvoir leur carrière. Et il y en a d'autres, comme John Mc Cain, qui utilisent leur carrière pour promouvoir le changement». Et pour mieux critiquer Obama qui est le chou chou des medias, elle a affirmé qu'elle n'irait pas à Washington pour rechercher l'approbation des médias mais "pour servir le peuple de ce pays".
Deux Amériques se font maintenant face. Les Etats-Unis comme tous les peuples hésitent entre la continuité et le changement. Clinton et Bush ont été tour à tour les chefs de file de chacun de ces courants. C’est, à présent, au tour d’Obama et de Mc Cain de tenter de faire triompher leur credo devant le peuple.
Charles Debbasch
Labels: debbasch, ETATS-UNIS, MC CAIN, obama
LA SOLIDARITE ACTIVE
A partir de juillet 2009 le revenu de solidarité active sera versé chaque mois par les caisses d'Allocations familiales aux personnes en situation de pauvreté et d'exclusion. Les bénéficiaires seront les salariés à temps partiel au Smic (2 millions de personnes), les Rmistes actuels (1,13 million de personnes), les titulaires de l'Allocation parent isolé (217 500 personnes) et les personnes qui retrouvent un travail si elles sont embauchées à un salaire mensuel inférieur à environ 1050 euros net.
L’idée de cette allocation est d’offrir à tous un minimum de revenus et à encourager les individus à accepter un travail en évitant la perte d’argent au moment du retour au travail. Le Revenu de Solidarité active encourage le travail, facilite le retour à l’emploi. Il réduit le nombre de travailleurs pauvres. Il garantit que tout retour au travail donne lieu à une augmentation de revenu et que toute augmentation des revenus du travail se traduit par une vraie amélioration des ressources des familles. Une personne qui n’a pas de revenu du travail continuera de toucher comme actuellement l’équivalent du RMI. C’est le RSA à taux plein, parce qu’il n’y a pas d’autres revenus. Une personne qui a de faibles revenus du travail, qu’elle soit ou non passée par le RMI, bénéficiera également du RSA, comme complément de revenu, dégressif au fur et à mesure que ses revenus du travail augmentent
Le principe du RSA est bon puisqu’il vise à inciter à la reprise du travail. En revanche les modalités de son financement ont ouvert la controverse. En effet, si pour 7 milliards d’euros le RSA sera financé par les moyens existants, les dépenses supplémentaires engendrées-à hauteur de 1,5 milliard d’euros seront financées par une nouvelle taxe de 1,1 % sur les revenus de l’épargne. Une fois de plus, le taux des prélèvements obligatoires s’accroit dans notre société.
La présidente du Medef Laurence Parisot s'est montrée critique face à une "multiplication de primes", décidées dans l'urgence, et financées par les entreprises. Elle s'est ainsi interrogée sur l'opportunité d'une taxe "en plus" pour financer la "bonne idée" du Revenu de solidarité active (RSA). Selon elle, il faut "sortir de cette manie française qui consiste, face à tout sujet, à dire +on crée une taxe en plus+", jugeant le taux d'imposition en France "à peine supportable"."La seule chose qui peut aider les salariés à avoir plus de pouvoir d'achat, c'est une croissance économique forte de notre pays. Selon elle, le problème n'est pas seulement le mauvais chiffre du PIB français du deuxième trimestre (-0,3%), négatif pour la première fois depuis près de six ans, mais aussi la faible croissance des trimestres précédents."Cela fait plusieurs années qu'on a un taux de croissance inférieur à nos partenaires. Il reste en moyenne inférieur à 2-2,5% alors qu'on sait qu'on élève le niveau de vie des gens à partir d'une croissance de 2,5%", a-t-elle ajouté.
Nicolas Sarkozy a justifié sa décision en insistant sur la "révolution complète" opérée par le RSA, qui va permettre à une personne qui reprend un travail de conserver une partie de son allocation ou aux travailleurs "pauvres" de percevoir un complément à leur salaire."Je ne mettrai pas un centime pour financer l'assistanat. J'ai été élu sur une promesse: récompenser le travail", a rappelé Nicolas Sarkozy."J'ajoute qu'à la différence du RMI, où il n'y a aucune obligation, avec le RSA on sera obligé de prendre du travail, et ceux qui refuseront deux offres d'emploi ou de formation seront pénalisés", a-t-il déclaré, "c'est la logique des droits et des devoirs, ça ne doit surprendre personne, c'est toujours ce que j'ai dit, c'est toujours ce à quoi j'ai cru".
"Et le président de la république a insisté sur la nécessité de respecter un certain équilibre social. "J'ai beaucoup fait pour le développement économique de la France. On a supprimé les droits de succession, on a permis la défiscalisation de l'ISF pour les entreprises, on a fait le bouclier fiscal. Il est normal que les revenus du capital puissent aider (...) à ce que les exclus retrouvent du travail. "S'il y a de l'argent pour le haut, il doit aussi y avoir de l'argent pour le bas, pour soutenir le revenu de ceux qui font l'effort de se lever chaque matin. J'assume", ", a soutenu le président.
En réalité, le succès ou l’échec de l’institution du RSA dépendra de trois facteurs.
Il faudra d’abord veiller à la simplification du processus et à éviter qu’il ne sombre dans le technocratique.
Il conviendra également de pourchasser les fraudes et les déviations qui pourraient survenir.
Il faudra enfin éviter les dérapages financiers qui conduiraient chaque année à augmenter le taux du prélèvement sur les revenus du capital.
Il est prouvé que chaque fois que l’on augmente les seuils des aides, on accroit le nombre des « pauvres » ou des « assistés ».c’est dire qu’il conviendra dans l’application d’insister sur le facteur d’activité plutôt que sur celui de la solidarité.
Charles Debbasch
Labels: debbasch, SARKOZY, SOLIDARITE ACTIVE
DARCOS UNE RENTREE SCOLAIRE VOLONTARISTE
Il fut un temps où le ministre de l’Education Nationale ne détenait aucun pouvoir réel de décision. Les syndicats du monde enseignant étaient si puissants qu’aucune décision ne pouvait être prise sans leur accord préalable. Les textes officiels n’étaient que la formulation de leurs désirs. Malheur à celui qui s’écartait de ce principe de soumission. La condamnation syndicale valait sortie du gouvernement au prochain remaniement.
Progressivement, les choses ont changé. De nouveaux partenaires ont obligé le monde enseignant à sortir de son corporatisme. Avec la généralisation de l’éducation, les problèmes de l’école sont devenus ceux de la société. Les parents ont réclamé leur part du pouvoir dans l’école. Les élevas, hier sujets de l’univers scolaire. ont aspiré à en devenir les citoyens. Le pouvoir politique dispensateur des crédits ne s’est plus contenté de reconduire les yeux fermés les budgets. Il a souhaité orienter, apprécier le rapport entre les moyens investis et les résultats obtenus. La nouvelle génération des enseignants, elle-même, est sortie de sa coquille et a ouvert les yeux sur le monde qui l’entoure.
Tout ceci explique que le poids des syndicats de l’éducation n’est plus ce qu’il était. Mais, par une sorte d’inertie les ministres de l’éducation continuaient à croire à sa toute puissance.
Enfin Darcos vint.
Le nouveau ministre a parfaitement assimilé la nouvelle donne. Il respecte les syndicats mais n’en est pas l’esclave. Il définit la politique éducative en fonction des besoins de la Nation et non à l’aune des revendications syndicales. C’est ce qui lui permet de réaliser une réforme audacieuse de l’école.
Les réformes en cours en cette rentrée 2008 sont d’une importance capitale. Elles visent à promouvoir une école plus juste qui fait progresser les libertés et les droits des élèves et de leurs familles.
La liberté des familles s’exprime dans la suppression de la carte scolaire c'est-à-dire dans le droit de pouvoir choisir l'établissement scolaire le mieux adapté. Les demandes de dérogation ont progressé de 17% cette année ; elles ont été satisfaites dans 88% des cas et le nombre d'élèves boursiers ayant obtenu l'affectation qu'ils sollicitaient a progressé de plus de 30%.
A la demande du ministre le parlement a adopté une loi qui impose la continuité absolue de l'accueil des enfants dans les écoles en cas d'absence de leurs professeurs, y compris les jours de grève où l'Etat financera l'organisation par les communes d'un dispositif d'accueil approprié.
Pour mieux assurer l’égalité de tous devant l’école, des stages gratuits de soutien scolaire et de remise à niveau sont organisés pour les élèves en difficulté des classes de C.M. 1 et de C.M. 2 - rien que cet été, ces stages ont accueilli près de 115 000 élèves volontaires .Devant le succès de ce dispositif voulu par le Président de la République, ce soutien a été étendu aux lycées en difficulté. Prés de 6 000 lycéens volontaires issus de quelque 200 lycées réputés difficiles ont pu en bénéficier au mois d'août.
Des enquêtes montraient de façon concordante, qu'une proportion très importante d'élèves, de l'ordre de 15 à 20%, sortaient de l'école primaire avec de graves lacunes dans la maîtrise de la lecture, de l'écriture et du calcul. C’est pourquoi l’accent a été mis sur ces apprentissages fondamentaux.
Jusqu’à présent, plus d'un élève sur deux quittait son parcours de formation après le B.E.P. sans poursuivre jusqu'au baccalauréat professionnel. Avec la généralisation progressive de la préparation du baccalauréat professionnel en 3 ans, les élèves pourront s'engager dans des parcours de formation et plus cohérents, dans lesquels ils seront mieux guidés vers leur future insertion professionnelle ou vers une formation complémentaire de l'enseignement supérieur.
La réforme du lycée donnera plus d'autonomie et de responsabilité pour les élèves, moins de rigidité dans l'organisation des cursus, plus de spécialisation pour ceux qui le souhaitent.
Affranchie des contraintes de du corporatisme l’éducation retrouve, sous l’impulsion de Xavier Darcos, les chemins de la modernisation dans le respect de tous les partenaires du monde éducatif et notamment des enseignants.
Charles Debbasch
Labels: DARCOS, debbasch, EDUCATION
SARKOZY : UNE POLITIQUE ETRANGERE
DYNAMIQUE ET AUDACIEUSE
Une heureuse tradition s’est instaurée. Chaque année les ambassadeurs de France sont réunis à Paris pour se ressourcer. A cette occasion, le Président de la République prononce un discours où il définit les options de la politique étrangère de la France. Le discours de Nicolas Sarkozy le 27 août 2008 devant la seizième Conférence des ambassadeurs restera dans l’histoire comme un modèle du genre. N’esquivant aucun des problèmes qui fâchent, définissant avec audace la modernisation de notre politique étrangère, le président de la République française a tracé les axes essentiels de la diplomatie française en ce début de siècle.
Premier pilier de cette politique, le positionnement résolument atlantiste. Le Chef de l’Etat infléchit sensiblement la politique à l’égard des États-Unis comme il l’avait annoncé lors de sa campagne électorale. Dans un monde devenu multipolaire avec l’émergence de la Chine, de l’Inde ou du Brésil, le Chef de l’Etat remarque justement que la France n’a plus à craindre de subir les effets d’une hégémonie américaine mais qu’elle peut au contraire par sa présence dans l’ensemble atlantique peser sur les décisions et mieux faire entendre sa voix.
Cela ne signifie pas que la France perde sa liberté de décision : la politique suivie au Proche Orient en est un bon exemple. La France a défini clairement sa position. Elle est l’amie d’Israël mais cette amitié lui permet aussi d’affirmer sa position pour une solution juste et durable de la question palestinienne. Même s’il affirme être conscient du risque qu’il prend, le Président justifie la reprise des relations avec la Syrie pour permettre un règlement d’ensemble de la situation dans la région et notamment au Liban.
Après le limogeage du secrétaire d’Etat à la coopération on attendait Nicolas Sarkozy sur la politique africaine. Le Président rejette le procès de la « Françafrique », s’il s’agit de mettre en cause les liens que la France et ses anciennes colonies ont souhaité maintenir après les indépendance. « C’est l’honneur de la France que d’avoir su accompagner, à leur demande, ces nouveaux Etats, avec une aide massive et multiforme. La France est fidèle en amitié. Elle assume sans complexes les liens que l’Histoire a tissés. »Le Chef de l’Etat reconnaît cependant qu’il y a un vrai problème de perception de notre politique notamment au sein des jeunes générations qui sont l’avenir du continent. Celles-ci ont l’image d’une France qui exploiterait à son seul profit les ressources du continent à travers des réseaux indéboulonnables. Même si cette perception est erronée, il faut en tenir compte et corriger ce qui peut être source de malentendus. Vola pourquoi la France doit moderniser ses outils d’aide au développement pour soutenir en priorité le secteur privé.
Cette nouvelle politique africaine doit s’accompagner d’une révision systématique de nos accords de défense et la réduction de nos implantations militaires. La France doit aider à former des unités régionales africaines de maintien de la paix. Elle doit se garder d’intervenir dans des conflits internes et coopérer avec l’ONU, l’Union Africaine et les organisations sous-régionales pour le règlement des conflits, « comme pour la défense et la promotion des principes que les Africains eux-mêmes ont adoptés : refus des coups d’Etat, affirmation de la démocratie et des droits de l’Homme. Notre rôle récent en Mauritanie en offre une parfaite illustration. »
C’est le même volontarisme qui doit marquer la politique européenne.
La France était sur le banc de touche de l’Europe. « Du fait du référendum de 2005, mais pas seulement : notre pays en était resté à une pratique du jeu européen qui avait peut-être ses mérites il y a vingt ans, mais qui était en décalage par rapport aux réalités de l’Europe d’aujourd’hui. »Nicolas Sarkozy a voulu instaurer une collaboration étroite et confiante avec la Commission et son
Président, comme avec le Parlement européen, son Président et les dirigeants des groupes parlementaires .Il a engagé un dialogue systématique avec tous nos partenaires : du Royaume-Uni aux pays d’Europe centrale et orientale. « Dans une Europe à 27, chacun doit pouvoir faire entendre sa voix, doit se sentir écouté et respecté. » C’est grâce à cette ouverture attentive qu’a pu être signé le Traité de Lisbonne.
La Cinquième et dernière rupture annoncée par Nicolas Sarkozy concerne les droits de l’homme. La France s’est engagée dans la
recherche d’une solution au Darfour, elle a aidé au déploiement de la force européenne sur la frontière du Tchad pour protéger des centaines de milliers de réfugiés et de déplacés. « Partout où les troupes françaises sont déployées en opérations, de l’Afghanistan à la Côte d’Ivoire, du Liban au Kosovo, c’est bien pour y promouvoir la paix, la démocratie, les libertés ! »Le fait que la France collabore avec la Russie ou la Chine ne signifie pas qu'elle se désintéresse de la question essentielle des droits de l’Homme, « En me rendant à Moscou le 12 août pour obtenir l’arrêt des combats en Géorgie, n’est-ce pas le sort de dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants qui était dans la balance ? Et je crois être le premier Président français à avoir publiquement affirmé, devant mon homologue chinois, en conférence de presse, nos positions sur la peine de mort et la liberté des médias. Mais nous devons aborder ces sujets difficiles, et notamment celui des minorités, sur un mode qui conduit à des résultats tangibles et positifs, et non à une confrontation stérile. »
C’est ce réalisme qui a permis la libération des infirmières bulgares en négociant avec le colonel Kadhafi; comme à celle d’Ingrid Betancourt et de plusieurs otages de Colombie en parlant au Président Uribe, mais aussi au Président Chavez.
En conclusion Nicolas Sarkozy a tracé un brillant panorama de l’état du monde.
La crise financière qui a débuté avec le scandale des « subprimes montre les excès d’un capitalisme financier. Le coût de ces errements pour le système bancaire international sera à terme, selon le FMI, de l’ordre de 1.000 milliards de dollars. Le coeur du capitalisme mondial est atteint. L’explosion des prix des matières premières qui sont, globalement, à leur plus haut niveau depuis la seconde guerre mondiale a un effet récessif sur la croissance mondiale.
La pénurie des produits vivriers a eu des conséquences tragiques. Une trentaine de pays ont dû faire face à des émeutes de la faim, de Haïti à la Guinée. Nous sommes entrés, définitivement, dans l’ère de l’énergie rare et chère.
Les changements politiques ne sont pas moins importants. La Chine, la Russie et les pays émergents se sentent plus forts et développent un nouveau nationalisme. « Les pays émergents représentent désormais la moitié de la croissance mondiale. En 2007, la Chine a dépassé les Etats-Unis comme deuxième exportateur mondial. Alors que la population en âge de travailler des Etats-Unis, du Japon et de l’Union Européenne représente au total 500 millions de personnes, ce sont 2,3 milliards de travailleurs des pays émergents qui rentrent progressivement dans un marché du travail globalisé.
Forts de cette nouvelle donne économique, les pays émergents et la Russie veulent intégrer ce nouveau concert des grandes puissances, mais à leurs conditions. Le temps est révolu où l’Occident donnait
seul le ton, servait de référence et imposait sa vision. »
A ces nouveaux défis, Nicolas Sarkozy suggère des réponses audacieuses. Il faut à la fois renforcer l’Europe, indispensable acteur global, et relancer avec détermination les initiatives sur la gouvernance mondiale. La réforme du Conseil de Sécurité doit être relancée et la France soutient le principe d’une solution intérimaire. La transformation du G8 en G13 ou, mieux, en G14 pour permettre la participation d’un pays arabe, est en bonne voie .
Le président français propose d’ouvrir les voies à un nouveau multilatéralisme. Depuis la fin de la seconde guerre, le nombre des Etats a quadruplé et celui des organisations internationales a décuplé. Le système international est fragmenté et nulle part n’existe une vision d’ensemble. Il faut de nouvelles instances de réflexion et d’arbitrage capables de veiller à la cohérence d’ensemble du système multilatéral, Pour les questions de sécurité, c’est le Conseil de Sécurité élargi qui aura vocation à être l’organe de décision.
Pour les sujets économiques et les dossiers globaux, Nicolas Sarkozy propose le futur G13/G14 comme lieu informel mais efficace d’arbitrage, de mise en cohérence, et d’impulsion.
Sur le dossier de la gouvernance mondiale du XXIème siècle, l’Union Européenne peut être la référence et un acteur majeur solide
« Encore faut-il que l’Union se montre digne de l’héritage reçu des pères fondateurs et qu’elle démontre à ses partenaires comme à ses citoyens qu’elle est capable d’ambition, de volonté et de vision.
Telle est la mission fondamentale que s’assigne la France à l’occasion de sa présidence.»
Avec sobriété et détermination le Président français a ainsi tracé les lignes de force d’une politique étrangère moderne et portée vers l’avenir.
Pour l’appliquer, il conviendra aussi de moderniser avec constance les institutions de mise en œuvre de cette politique.
Charles Debbasch
On consultera avec intérêt l’intégralité du discours du président de la République sur le site www.elysee.fr
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SARKOZY : UNE POLITIQUE ETRANGERE
DYNAMIQUE ET AUDACIEUSE
Une heureuse tradition s’est instaurée. Chaque année les ambassadeurs de France sont réunis à Paris pour se ressourcer. A cette occasion, le Président de la République prononce un discours où il définit les options de la politique étrangère de la France. Le discours de Nicolas Sarkozy le 27 août 2008 devant la seizième Conférence des ambassadeurs restera dans l’histoire comme un modèle du genre. N’esquivant aucun des problèmes qui fâchent, définissant avec audace la modernisation de notre politique étrangère, le président de la République française a tracé les axes essentiels de la diplomatie française en ce début de siècle.
Premier pilier de cette politique, le positionnement résolument atlantiste. Le Chef de l’Etat infléchit sensiblement la politique à l’égard des États-Unis comme il l’avait annoncé lors de sa campagne électorale. Dans un monde devenu multipolaire avec l’émergence de la Chine, de l’Inde ou du Brésil, le Chef de l’Etat remarque justement que la France n’a plus à craindre de subir les effets d’une hégémonie américaine mais qu’elle peut au contraire par sa présence dans l’ensemble atlantique peser sur les décisions et mieux faire entendre sa voix.
Cela ne signifie pas que la France perde sa liberté de décision : la politique suivie au Proche Orient en est un bon exemple. La France a défini clairement sa position. Elle est l’amie d’Israël mais cette amitié lui permet aussi d’affirmer sa position pour une solution juste et durable de la question palestinienne. Même s’il affirme être conscient du risque qu’il prend, le Président justifie la reprise des relations avec la Syrie pour permettre un règlement d’ensemble de la situation dans la région et notamment au Liban.
Après le limogeage du secrétaire d’Etat à la coopération on attendait Nicolas Sarkozy sur la politique africaine. Le Président rejette le procès de la « Françafrique », s’il s’agit de mettre en cause les liens que la France et ses anciennes colonies ont souhaité maintenir après les indépendance. « C’est l’honneur de la France que d’avoir su accompagner, à leur demande, ces nouveaux Etats, avec une aide massive et multiforme. La France est fidèle en amitié. Elle assume sans complexes les liens que l’Histoire a tissés. »Le Chef de l’Etat reconnaît cependant qu’il y a un vrai problème de perception de notre politique notamment au sein des jeunes générations qui sont l’avenir du continent. Celles-ci ont l’image d’une France qui exploiterait à son seul profit les ressources du continent à travers des réseaux indéboulonnables. Même si cette perception est erronée, il faut en tenir compte et corriger ce qui peut être source de malentendus. Vola pourquoi la France doit moderniser ses outils d’aide au développement pour soutenir en priorité le secteur privé.
Cette nouvelle politique africaine doit s’accompagner d’une révision systématique de nos accords de défense et la réduction de nos implantations militaires. La France doit aider à former des unités régionales africaines de maintien de la paix. Elle doit se garder d’intervenir dans des conflits internes et coopérer avec l’ONU, l’Union Africaine et les organisations sous-régionales pour le règlement des conflits, « comme pour la défense et la promotion des principes que les Africains eux-mêmes ont adoptés : refus des coups d’Etat, affirmation de la démocratie et des droits de l’Homme. Notre rôle récent en Mauritanie en offre une parfaite illustration. »
C’est le même volontarisme qui doit marquer la politique européenne.
La France était sur le banc de touche de l’Europe. « Du fait du référendum de 2005, mais pas seulement : notre pays en était resté à une pratique du jeu européen qui avait peut-être ses mérites il y a vingt ans, mais qui était en décalage par rapport aux réalités de l’Europe d’aujourd’hui. »Nicolas Sarkozy a voulu instaurer une collaboration étroite et confiante avec la Commission et son
Président, comme avec le Parlement européen, son Président et les dirigeants des groupes parlementaires .Il a engagé un dialogue systématique avec tous nos partenaires : du Royaume-Uni aux pays d’Europe centrale et orientale. « Dans une Europe à 27, chacun doit pouvoir faire entendre sa voix, doit se sentir écouté et respecté. » C’est grâce à cette ouverture attentive qu’a pu être signé le Traité de Lisbonne.
La Cinquième et dernière rupture annoncée par Nicolas Sarkozy concerne les droits de l’homme. La France s’est engagée dans la
recherche d’une solution au Darfour, elle a aidé au déploiement de la force européenne sur la frontière du Tchad pour protéger des centaines de milliers de réfugiés et de déplacés. « Partout où les troupes françaises sont déployées en opérations, de l’Afghanistan à la Côte d’Ivoire, du Liban au Kosovo, c’est bien pour y promouvoir la paix, la démocratie, les libertés ! »Le fait que la France collabore avec la Russie ou la Chine ne signifie pas qu'elle se désintéresse de la question essentielle des droits de l’Homme, « En me rendant à Moscou le 12 août pour obtenir l’arrêt des combats en Géorgie, n’est-ce pas le sort de dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants qui était dans la balance ? Et je crois être le premier Président français à avoir publiquement affirmé, devant mon homologue chinois, en conférence de presse, nos positions sur la peine de mort et la liberté des médias. Mais nous devons aborder ces sujets difficiles, et notamment celui des minorités, sur un mode qui conduit à des résultats tangibles et positifs, et non à une confrontation stérile. »
C’est ce réalisme qui a permis la libération des infirmières bulgares en négociant avec le colonel Kadhafi; comme à celle d’Ingrid Betancourt et de plusieurs otages de Colombie en parlant au Président Uribe, mais aussi au Président Chavez.
En conclusion Nicolas Sarkozy a tracé un brillant panorama de l’état du monde.
La crise financière qui a débuté avec le scandale des « subprimes montre les excès d’un capitalisme financier. Le coût de ces errements pour le système bancaire international sera à terme, selon le FMI, de l’ordre de 1.000 milliards de dollars. Le coeur du capitalisme mondial est atteint. L’explosion des prix des matières premières qui sont, globalement, à leur plus haut niveau depuis la seconde guerre mondiale a un effet récessif sur la croissance mondiale.
La pénurie des produits vivriers a eu des conséquences tragiques. Une trentaine de pays ont dû faire face à des émeutes de la faim, de Haïti à la Guinée. Nous sommes entrés, définitivement, dans l’ère de l’énergie rare et chère.
Les changements politiques ne sont pas moins importants. La Chine, la Russie et les pays émergents se sentent plus forts et développent un nouveau nationalisme. « Les pays émergents représentent désormais la moitié de la croissance mondiale. En 2007, la Chine a dépassé les Etats-Unis comme deuxième exportateur mondial. Alors que la population en âge de travailler des Etats-Unis, du Japon et de l’Union Européenne représente au total 500 millions de personnes, ce sont 2,3 milliards de travailleurs des pays émergents qui rentrent progressivement dans un marché du travail globalisé.
Forts de cette nouvelle donne économique, les pays émergents et la Russie veulent intégrer ce nouveau concert des grandes puissances, mais à leurs conditions. Le temps est révolu où l’Occident donnait
seul le ton, servait de référence et imposait sa vision. »
A ces nouveaux défis, Nicolas Sarkozy suggère des réponses audacieuses. Il faut à la fois renforcer l’Europe, indispensable acteur global, et relancer avec détermination les initiatives sur la gouvernance mondiale. La réforme du Conseil de Sécurité doit être relancée et la France soutient le principe d’une solution intérimaire. La transformation du G8 en G13 ou, mieux, en G14 pour permettre la participation d’un pays arabe, est en bonne voie .
Le président français propose d’ouvrir les voies à un nouveau multilatéralisme. Depuis la fin de la seconde guerre, le nombre des Etats a quadruplé et celui des organisations internationales a décuplé. Le système international est fragmenté et nulle part n’existe une vision d’ensemble. Il faut de nouvelles instances de réflexion et d’arbitrage capables de veiller à la cohérence d’ensemble du système multilatéral, Pour les questions de sécurité, c’est le Conseil de Sécurité élargi qui aura vocation à être l’organe de décision.
Pour les sujets économiques et les dossiers globaux, Nicolas Sarkozy propose le futur G13/G14 comme lieu informel mais efficace d’arbitrage, de mise en cohérence, et d’impulsion.
Sur le dossier de la gouvernance mondiale du XXIème siècle, l’Union Européenne peut être la référence et un acteur majeur solide
« Encore faut-il que l’Union se montre digne de l’héritage reçu des pères fondateurs et qu’elle démontre à ses partenaires comme à ses citoyens qu’elle est capable d’ambition, de volonté et de vision.
Telle est la mission fondamentale que s’assigne la France à l’occasion de sa présidence.»
Avec sobriété et détermination le Président français a ainsi tracé les lignes de force d’une politique étrangère moderne et portée vers l’avenir.
Pour l’appliquer, il conviendra aussi de moderniser avec constance les institutions de mise en œuvre de cette politique.
Charles Debbasch
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