Friday, November 07, 2008

LA LUTTE DE SUCCESSION AU PARTI SOCIALISTE

Depuis l’annonce du départ de François Hollande, le Parti socialiste vit une dure campagne de succession. Le Congrès du Parti devant se tenir du 14 au 16 novembre, les militants socialistes votaient cette semaine pour la motion de leur choix. Ségolène Royal a créé la surprise en arrivant en tête avec 29% des votes. Bertrand Delanoë et Martine Aubry sont au coude à coude pour la deuxième place avec autour de 25% chacun, Candidat de l'aile gauche du parti, Benoît Hamon est quatrième avec environ 19%. Les deux "petites" motions du pôle écologique et d'Utopia ont recueilli entre 1,5% et 2%.
Ce vote constitue un désaveu pour les poids lourds du parti. En effet, Bertrand Delanoë bénéficiait du soutien du Premier secrétaire sortant François Hollande, de Lionel Jospin, de Michel Rocard ainsi que de nombreux cadres. L'assise populaire de Ségolène Royal reste importante mais elle ne garantit pas son succès final puisque à présent des alliances vont se nouer entre les différents courants pour tenter de contrecarrer sa candidature.
La crise internationale actuelle incite le parti à se gauchir pour profiter des difficultés du libéralisme. Ainsi , Ségolène Royal est amenée à mettre au second plan sa volonté de nouer une alliance avec le Modem tandis que Bertrand Delanoë met un bémol à sa tentation libérale. Il s’agit de ne pas laisser d’espace libre à gauche au bulldozer Besancenot et d’adapter la doctrine du PS à la nouvelle société internationale.
Charles Debbasch

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Wednesday, June 20, 2007

LA PUBLICISATION DE LA VIE PRIVEE

S’il fallait trouver un exemple de la fragilité de la cloison qui sépare la vie privée et la vie publique, le cas Hollande-Royal mériterait de figurer au premier rang.

La séparation du couple , annoncée au soir du second tour des élections législatives, démontre en effet que le parcours du PS lors de la dernière élection présidentielle ne peut pas être compris si l’on ne le restitue pas dans le contexte d’un couple qui traversait une crise grave

Au nom du respect de la vie privée, les journalistes ont du s’abstenir pendant toute la campagne de parler du divorce qui s’était produit entre François Hollande et Ségolène Royal. Or, cette rupture permettait de comprendre pourquoi ces deux personnages ne marchaient pas du même pas dans la campagne. La plus éclatante des contradictions s’était produite lorsque le premier secrétaire du PS annonçait une augmentation des impôts quand Ségolène Royal parlait de geler la fiscalité. Mais, c’est toute la tiédeur de l’appareil du Ps à soutenir Madame Royal qui peut aussi être mieux comprise. Au point que l’on peut se poser la question de savoir si François Hollande souhaitait vraiment la victoire de la candidate du PS.

A l’évidence, la rupture consommée entre les deux protagonistes de ce drame sentimental relevait de la vie publique et non de la vie privée.

On est alors amené à nuancer notre position traditionnelle sur l’interdiction pour la presse de parler de la vie privée. Elle devrait être révisée chaque fois que les événements de la vie privée débordent sur la vie publique.

Charles Debbasch

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