Thursday, September 25, 2008

LE LIBERALISME ET LA SOUVERAINETE DE L’ETAT

Etre libéral c’est croire à la supériorité de l’initiative individuelle sur l’étatisme ; c’est admettre que les libertés sont plus efficaces que les contraintes, c’est n’admettre l’intervention de l’Etat que lorsqu’elle est absolument nécessaire.

Mais, être libéral c’est ne pas admettre la loi de la jungle où les puissants imposeraient leur loi aux faibles. La volonté collective s’exprime à travers la loi qui fixe le cadre de toutes les activités humaines y compris dans le domaine économique.

La crise financière née aux Etats-Unis n’est pas une crise du libéralisme mais la conséquence d’un laxisme coupable. Des banques ont prêté dans l’immobilier des sommes considérables à des emprunteurs peu solides. Elles ont mis sur le marché ces centaines de milliers de créances douteuse jusqu’au jour où, à force de charger la barque, celle-ci a coulé. Pour éviter la faillite du système, l’Etat américain a donc du se porter au secours des entreprises qui ont fauté non pour les nationaliser durablement mais pour les revitaliser.

Ce qui est en cause ici ce n’est pas le libéralisme mais des déviations condamnables.

Il est vrai que, dans un marché devenu fou, il pouvait apparaître plus rentable de jouer en bourse que d’investir son argent dans une entreprise, plus lucratif de spéculer sur le cours des matières premières que de produire des denrées agricoles

Sans négliger le rôle utile de la bourse, rappelons tout de même que la production est toujours préférable à la spéculation.

La souveraineté de l’Etat doit fixer les règles du jeu .

Le libéralisme n’est pas une pétaudière,

Charles Debbasch

Labels: , ,

Tuesday, May 27, 2008

LA GRANDE MUTATION DU PS : VERS UN LIBERAL-SOCIALISME ?

Dans son récent livre « De l’audace », Bertrand Delanoë semble préparer une révision sans précédent au PS. Il se proclame à la fois libéral et socialiste et refuse de laisser désormais à la droite le monopole du libéralisme. En riposte, Ségolène Royal a jugé "totalement incompatible" d'être à la fois "libéral et socialiste".

L’initiative du Maire de Paris est claire. Il souhaite faire prendre au PS le virage blairiste qu’ont pris la plupart des partis socialistes européens.

Il le fait avec beaucoup de précautions. Il affirme qu’il se situe dans la tradition des Lumières, dans le cadre du libéralisme politique et il insiste fortement sur les libertés individuelles. Mais, il n’exclut pas le libéralisme économique. Ce qui est un virage à angle droit par rapport à un PS qui préférait l’Etat au marché, le collectivisme à l’individualisme, l’égalité à la liberté.

Cette évolution suppose une révision drastique de la doctrine du PS. Elle va, naturellement, agiter les différents courants qui agitent le PS. Les partisans de l’ouverture à gauche ne vont pas manquer de souligner que cette ‘’droitisation’’ du PS ouvre un boulevard au mouvement d’Olivier Besancenot. Les libéraux de la tendance Strauss-Kahn ne goûteront pas de se voir dérober une partie de leur fonds de commerce. Quant à Ségolène Royal, adepte d’une alliance avec le Modem, elle se voit enfermée dans une position difficilement tenable : se situer plus à gauche dans le PS que Bertrand Delanoë tout en étant, à l’extérieur du Parti, favorable à une alliance à droite. La nasse du Maire de Paris est ouverte sur elle. Va-t-elle se refermer ?

Labels: , , ,